De la connexion

à la reconnexion avec soi

Une nouvelle année s’offre à nos possibles. Et si nous l’abordions en nous connectant sur plusieurs plans !

De la connexion…

Commençons par accepter de se poser une question toute simple : nous autorisons-nous un droit ponctuel de déconnexion avec le téléphone portable ?

Jaugeons la situation sans nous juger : en toute honnêteté quelle est la réponse qui nous vient ? Plutôt oui ? Plutôt non ?

Dans l’idéal, projetons-nous:  au cours de notre journée combien de minutes minimum et maximum pouvons-nous envisager sans notre téléphone?

Observons notre degré de dépendance au portable  (voire d’addiction)…alors “roulé en boucle” sur le portable ?

La “Nomophobie”, dont le nom provient de la contraction de “no mobile phobia”, est un terme qui désigne la phobie de ne pas avoir son téléphone à porté de main et la peur excessive d’être séparé de son portable. De nombreux  utilisateurs souffrent de symptômes d’anxiété en cas de problèmes avec: la perte, une batterie faible, une mauvaise couverture.

A quel moment peut-on parler d’addiction au téléphone portable ?  Quand il y a :

*une utilisation incessante que ce soit dans la rue, chez les commerçants, dans les transports, pendant les courses…

*l’apparition d’une angoisse (ou une crise de panique : souffle court, sueur, tachycardie etc.) si l’on ne retrouve plus le téléphone ou qu’il est impossible de le recharger ou quand un bug survient.

*un besoin d’avoir le portable tout près en permanence, dans les mains et proche du lit.

Mais que faire lorsque nous constatons une dépendance accrue à notre téléphone ?

Voici 3 conseils  pour se rééduquer progressivement à moins utiliser son portable :

* essayer de le fermer plusieurs fois par jour pendant 15 minutes au début puis en augmentant progressivement ce temps pour arriver à des périodes de 1 heure.

* accepter de ne pas l’avoir sur soi en permanence lors de certaines sorties.

* réussir à ne plus regarder son téléphone en présence d’autres personnes.

Cette addiction au portable peut conduire à un repli sur soi, voire une perte de convivialité.

Aussi utilisons la technologie tout en veillant à participer à la vie qui se déroule ici, maintenant!


…à la reconnexion avec soi-même

Mais d’ailleurs, de quand date la dernière reconnexion avec soi?Laissons les ‘émotions-oiseaux’ venir se poser  sur les branches de notre tranquillité intérieure.

Être “ici et maintenant” cela se décide par la continuité. Par exemple, si nous décidons que notre objet de centration est le chant des oiseaux : alors écoutons leurs chants. Et si une pensée nous traverse, l’exercice du “ici et maintenant” est de tout simplement revenir se centrer sur le chant des oiseaux…sans se culpabiliser, juste revenir sur l’objet de centration choisi.

Tout comme nous pouvons entraîner notre corps physique, nous pouvons entraîner notre esprit à muscler son état d’être (…bien).

Face aux trépidations du quotidien, comment pouvoir se “vider la tête”? Se centrer ? Voici un exercice simple et à la portée de tous, qui nécessite uniquement notre présence à l’instant :

Pour “souffler” (?): quoi de mieux que commencer par respirer !

La posture : assis, le dos et la tête droite, les épaules relâchées, en  position confortable, les mains posées l’une sur l’autre juste en dessous du nombril.

Le mouvement : à l’inspire, l’air pénètre en nous, nous gonflons le ventre qui repousse nos mains. A l’expire, peu à peu l’air se vide de nos poumons et ensuite notre ventre se contracte sous nos main. Allons jusqu’au bout du souffle…

Pratiquons ainsi une dizaine à une trentaine de respirations en gardant notre attention sur les mouvements de nos mains sur notre ventre (ou sur la sensation de chaleur agréable qui s’en dégage). Le fait de nous concentrer sur nos mains pour pouvoir compter nos respirations fait descendre l’énergie dans notre ventre. Très bénéfique pour nous centrer et ralentir notre mental.

Au début notre esprit cherchera peut-être à s’évader, à penser à tout autre chose. C’est le mouvement propre au mental que de partir dans tous les sens et de résister à la concentration. Lorsque nous nous en apercevons, sans porter de jugement sur cette échappée, revenons tout simplement dans notre ventre. Reprenons le comptage là où nous en étions. L’important c’est de pratiquer en simplicité et régularité.

 C’est un temps de pause qui pose…et repose… ici et maintenant.

L’idée c’est de “se poser” et très littéralement de se poser: sur un état dans son être.

Se poser en soi et pouvoir à chaque fois fois s’appuyer un peu plus sur ce calme en nous. La répétition permet l’acquisition d’un état de bien-être au quotidien. Quelques minutes d’entraînement relaxant chaque jour cela peuvent permettre de maintenir la détente en soi!

En tant que Sophrologue, je sais, justement par expérience, combien la pratique de la Sophrologie  invite au “ici et maintenant”,  au travers de techniques simples et facilement  utilisables dans la vie quotidienne.

Notre vie intérieure a tout autant de valeur que notre vie extérieure. S’ouvrir sur des perspectives en nous, cela donne des ailes! Ce centrage nous permet de nous ancrer solidement et de pouvoir, ensuite, mieux faire face aux diverses sollicitations du quotidien.

Alors déployons nous! Le prolongement d’une relation harmonieuse avec soi est une relation plus harmonieuse à l’autre.

Mes Vœux 2019 pour nous tous :

Une Merveilleuse Vie dans le bon sens !

Christine PINAUD- SOPHROLOGUE – Site pro: www.viedanslebonsens.com